APPELS (octobre 2005)
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-- Appel 1 -- |
--Appel 2 – Tres chers
amis , |
RETROUVAILLES AU LYCEE
TECHNIQUE D'ALGER
Claude Lasnel
Mai 2005
Après la création en France d'une association
d'anciens élèves et amis du LTA, nous avions décidé de profiter d'un séjour en Algérie
pour retrouver quelques bons amis (une vingtaine) afin de constituer une
premier noyau d' "anciens" qui allaient pouvoir réfléchir à la
création d'une association de droit algérien. A 18 heures, devant le lycée,
nous commencions à nous retrouver puis, le groupe grossissant plus que prévu,
nous sommes entrés tout de suite, évitant un attroupement inattendu.
Il faisait beau et doux. Du couloir-terrasse,
près de l'entrée, apparaissait sa belle architecture "début de
siècle". Devant nous, le stade, puis les ateliers. Dans le bâtiment
central, sur la droite, les salles de classe dont (hélas) une partie fut
sérieusement endommagée par le tremblement de terre...
Le petit groupe des premiers arrivants
grossissait. Un flux de voiture enrichissait la cour...Nous avons alors appris
qu'un tout petit encart dans "El Watan"
avait prévenu qu'une rencontre conviviale des "anciens du LTA" était
prévue ce jour là...Nous saurons plus tard que l'un des organisateurs était à
l'origine de cette heureuse initiative...
Dans la grande salle nous étions plus de cent.
Retrouvailles heureuses, bouleversantes
souvent...Depuis dix ans, trente parfois:"Mais tu es là! Formidable! Que
deviens-tu? Tu es marié? Combien d'enfants?" Embrassades, rires, pleurs
parfois, émotions partout, magnifique confusions...
Réunis enfin dans une grande salle ( autour de
Monsieur Maizi, venu spécialement de Souk Ahras), nous n'avons pas du tout réalisé ce qui était
prévu. Nous n'étions pas prêt à réfléchir à la mise en place d'un petit groupe
de responsables pour une future association. Non seulement nous étions
trop nombreux, mais l'émotion était trop forte, il nous fallait d'abord nous
retrouver, nous écouter, vérifier que oui, c'était bien nous... Tour de table,
magnifique, où l'humour (parfois) mettait quelques respirations.
"Excusez-moi, disait l'un, j'ai osé trahir: je ne suis pas ingénieur, ni
universitaire, ni patron! J'ai fait médecine!" Et puis, rompant à nouveau
la succession des parcours professionnels réussis, tel autre annonçait qu'il
n'était que technicien, évitant de raconter qu'il avait du quitter très
rapidement le poste de responsabilité d'une grande société "pour pouvoir
se reposer quelques temps, loin du risque, puis réapparaître, retravailler et,
surtout, retrouver aujourd'hui tous ces amis, ces souvenirs, cette ambiance.
Demain, riche à nouveau de tout cela, je ne serai plus le même!"
J'ai pu moi aussi, dire à ces amis combien
furent essentielles ces années passées au lycée de 1966 à 1975: travail
collectif d'une administration et de profs tous fermement décidés à la réussite
du plus grand nombre. Mais j'ai pu aussi rappeler ce qu'il me fut possible de
co-organiser au lycée ou à partir du lycée: cours de rattrapage à Belcourt pour les "enfants des rues" avec 15
lycéens (chaque soir); excursions des week-end et des vacances de printemps
avec la complicité des élèves originaires des régions visitées; préparation du
bac en collectif au "107"; sans oublier les camps de Tamanart (moitié travail volontaire, moitié découverte de
loisirs éducatifs... J'ai pu, ce soir là réaffirmer tout ce que j'avais appris
ainsi au lycée, la force du collectif, l'importance du lien avec
l'environnement et les parents, la certitude aussi que les échanges, entre
jeunes et adultes, entre étrangers et algériens, entre jeunes aussi bien
sûr...Ces échanges me sont essentiels....Une devise alors: "échanger
pour changer".