APPELS (octobre 2005)

-- Appel 1 --
Très chers amis.

Afin d’enrichir le site que Slim se propose de créer à propos de nos
activités périscolaires, il est urgent que les plus courageux d’entre
vous me fassent parvenir quelques lignes…

Je vous remercie en effet pour vos réponses concernant Tamanart, ou les
cours du soir, ou les excursions, ou la préparation du BAC en collectif,
ou encore les stages Ceméa. Mais j’aurais besoin de quelques textes plus
courts, plus précis et plus vivants concernant tel ou tel moment de ces
échanges.

Allez les amis, un effort ! A vos claviers ! Courage !

 


--Appel 2 –

Tres chers amis ,

Suite a la rencontre du 28 juillet 2005 au LTA , dans
l'atelier"ouverture et échanges avec l'extérieur" , il a été décide de
répondre favorablement a la demande de soutien de l'association "CIARA"
(Mohamed Ghrib).*

Il est donc propose aux anciens du LTA , intéresses par les projets du
"CIARA" (cf.programme sur 2alta.org) ,de se retrouver le 06 novembre
2005 à 18 heure. Les responsables du CIARA et de 2alta vous attendront a
leur siège au 35 Rue du beaufraisier à Bouzareah.

*tel 021 90 14 15\021 90 15 25 \ 061 55 26 96.*

*(orientation:de la place centrale de bouzareah prendre la descente de
beaufraisier vers Bab el Oued)*

*A bientot .*

 

PRESENTATION DE CIARA

 

 

RETROUVAILLES AU LYCEE TECHNIQUE D'ALGER

Claude Lasnel

Mai 2005

 

 

Après la création en France d'une association d'anciens élèves et amis du LTA, nous avions décidé de profiter d'un séjour en Algérie pour retrouver quelques bons amis (une vingtaine) afin de constituer une premier noyau d' "anciens" qui allaient pouvoir réfléchir à la création d'une association de droit algérien. A 18 heures, devant le lycée, nous commencions à nous retrouver puis, le groupe grossissant plus que prévu, nous sommes entrés tout de suite, évitant un attroupement inattendu.

Il faisait beau et doux. Du couloir-terrasse, près de l'entrée, apparaissait sa belle architecture "début de siècle". Devant nous, le stade, puis les ateliers. Dans le bâtiment central, sur la droite, les salles de classe dont (hélas) une partie fut sérieusement endommagée par le tremblement de terre...

Le petit groupe des premiers arrivants grossissait. Un flux de voiture enrichissait la cour...Nous avons alors appris qu'un tout petit encart dans "El Watan" avait prévenu qu'une rencontre conviviale des "anciens du LTA" était prévue ce jour là...Nous saurons plus tard que l'un des organisateurs était à l'origine de cette heureuse initiative...

Dans la grande salle nous étions plus de cent.

Retrouvailles heureuses, bouleversantes souvent...Depuis dix ans, trente parfois:"Mais tu es là! Formidable! Que deviens-tu? Tu es marié? Combien d'enfants?" Embrassades, rires, pleurs parfois, émotions partout, magnifique confusions...

Réunis enfin dans une grande salle ( autour de Monsieur Maizi, venu spécialement de Souk Ahras), nous n'avons pas du tout réalisé ce qui était prévu. Nous n'étions pas prêt à réfléchir à la mise en place d'un petit groupe de responsables pour une future association.  Non seulement nous étions trop nombreux, mais l'émotion était trop forte, il nous fallait d'abord nous retrouver, nous écouter, vérifier que oui, c'était bien nous... Tour de table, magnifique, où l'humour (parfois) mettait quelques respirations. "Excusez-moi, disait l'un, j'ai osé trahir: je ne suis pas ingénieur, ni universitaire, ni patron! J'ai fait médecine!" Et puis, rompant à nouveau la succession des parcours professionnels réussis, tel autre annonçait qu'il n'était que technicien, évitant de raconter qu'il avait du quitter très rapidement le poste de responsabilité d'une grande société "pour pouvoir se reposer quelques temps, loin du risque, puis réapparaître, retravailler et, surtout, retrouver aujourd'hui tous ces amis, ces souvenirs, cette ambiance. Demain, riche à nouveau de tout cela, je ne serai plus le même!"

 

J'ai pu moi aussi, dire à ces amis combien furent essentielles ces années passées au lycée de 1966 à 1975: travail collectif d'une administration et de profs tous fermement décidés à la réussite du plus grand nombre. Mais j'ai pu aussi rappeler ce qu'il me fut possible de co-organiser au lycée ou à partir du lycée: cours de rattrapage à Belcourt pour les "enfants des rues" avec 15 lycéens (chaque soir); excursions des week-end et des vacances de printemps avec la complicité des élèves originaires des régions visitées; préparation du bac en collectif au "107"; sans oublier les camps de Tamanart (moitié travail volontaire, moitié découverte de loisirs éducatifs... J'ai pu, ce soir là réaffirmer tout ce que j'avais appris ainsi au lycée, la force du collectif, l'importance du lien avec l'environnement et les parents, la certitude aussi que les échanges, entre jeunes et adultes, entre étrangers et algériens, entre jeunes aussi bien sûr...Ces échanges me sont essentiels....Une devise alors: "échanger pour changer".